Bella : A quoi ressemble-t-elle ? m'enquis-je en tâchant de rester imperturbable.
Edward : à nous tous. Peau blanche, prunelle dorées.
-Et, naturellement, d'une beauté extraordinaire.
Il haussa les épaules.
-Aux yeux des humains, oui, j'imagine. Mais devine un peu.
-Quoi ? grognai-je.
-J'aime mieux les brunes.
-Donc elle est blonde. Ça ne m'étonne pas.
-Blond vénitien, pas du tout mon type.
Il baisa mon oreille, descendit le long de ma joue, de ma gorge, remonta suivant le même chemin. Ce petit jeu se répéta à trois reprises avant que je réussisse à retrouver ma voix.
-Bon, alors tout va bien, marmonnai-je.
-Hum, tu es plutôt adorable quand tu es jalouse. Ça me plaît assez.
Je grimaçais.
-Il est tard, enchaîna-t-il avec des intonations envoûtantes, telle une berceuse soyeuse. Dors, ma Bella. Fais de beaux rêves. Tu es la seule à avoir touché mon c½ur. Il t'appartiendra toujours. Dors, mon unique amour.
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Jacob: Je suis amoureux de toi, Bella, assena-t-il d'une voix ferme. Je t'aime. Et je veux que tu me choisisses à sa place. J'ai conscience que tu ne partages pas mes sentiments, n'empêche, c'est la vérité, et elle est incontournable. Tu dois savoir que tu as le choix. Je refuse qu'un non-dit se mette en travers de notre chemin.
Bella: Embrasse-moi, Jacob !
Sous la surprise, il écarquilla les yeux. Très vite ; l'étonnement le céda à la suspicion.
-Tu n'es pas sérieuse ?
-Embrasse-moi Jacob. Embrasse-moi et reviens-moi.
Il hésita. Il commença à d'éloigner, se ravisa, fit un pas incertain dans ma direction, puis un second. Il posa sur moi un regard interrogateur que je soutins. Il se balança sur ses talons et, soudain, plongea vers moi, me rejoignis en trois enjambées. Ayant deviné qu'il tirerait avantage de la situation, je ne bronchai pas, paupières closes, poings serrés. Ses mains se refermèrent autour de mes joues, et ses lèvres trouvèrent les miennes avec une soif proche du désespoir.
Je sentis sa colère lorsque sa bouche se heurta à ma résistance passive. Une de ses paumes se plaqua sur ma nuque, agrippant la racine de mes cheveux, tandis que l'autre, posée sur mon épaule, me collait à lui. Elle descendit le long de mon bras, saisit mon poignet qu'elle plaça autour de son cou. Je l'y laissai, poing toujours fermé, ignorant jusqu'où mon envie folle de le garder vivant était susceptible de me mener. Pendant ce temps-là, ses lèvres, incroyablement douces et chaudes cherchaient à m'arracher une réaction.
Dès qu'il fut certain que je ne lâcherais pas, il libéra mon poignet, et sa main tâtonna en direction de ma hanche, puis glissa sur mes reins et me serra avec une force inouïe contre lui, me cassant en deux. Sa bouche abandonna le combat un instant, même si je devinai qu'il n'en avait pas fini avec moi. Elle suivit le contour de ma mâchoire puis explora le creux de mon cou. Il lâcha mes cheveux, positionna d'office mon deuxième bras près du premier- autour de sa nuque. Il emprisonna ma taille, ses lèvres frôlèrent mon oreille.
-Tu peux faire mieux que ça, Bella, murmura-t-il d'une voix rauque. Tu réfléchis trop.
Je frissonnai lorsque ses dents agacèrent mon lobe.
-Oui, marmonna-t-il. Une fois, rien qu'une fois dans ta vie, laisse toi aller.
Instinctivement, je secouai la tête. D'une main ferme, il arrêta mon geste. Sa voix se fit acide.
-Es-tu vraiment sûre de ne pas préférer que je meure ?
Je me cabrais sous l'effet de la colère. C'en était trop, il n'était pas fair-play. Serrant mes doigt autour de ses cheveux, je tirai de toutes mes forces pour éloigner son visage de mien, en dépit de la douleur de ma main abîmée.
Jacob se méprit. Il était trop fort pour saisir que je cherchais à lui faire mal. Il confondit ma colère avec de la passion. Il crut que je répondais enfin à son appel. Haletant de désir, il ramena ses lèvres sur les miennes cependant que ses doigts trituraient mes hanches. Une nouvelle bouffée de rage m'envahit, ravageant le peu de contrôle que j'essayais de garder sur moi. Sa réaction fougueuse acheva de miner mes meilleurs résolutions. N'eût-il été que triomphant, j'aurais réussi à lui résister ; mais son abandon absolu, son ivresse joyeuse me firent perdre toute raison. Je lui rendis son baiser avec une ardeur pour moi nouvelle- je n'avais pas besoin de me montrer prudente avec Jacob ; quant à lui, il ne songeait même pas à me ménager.
Mes doigts raffermirent leur prise autour de ses cheveux- pour l'attirer à moi, cette fois.
Il était partout. Derrière mes paupières, le soleil rougeoya ; couleur violente qui s'accordait à la chaleur de notre étreinte. Une brûlure qui était, elle aussi, partout. Je ne voyais, ne sentais, n'entendais plus rien qui ne fût Jacob. Le seul neurone qui me restait entreprit de hurler des questions. Pourquoi ne désirais-je pas un terme ? pour quelle raison mes mains agrippaient-elles ses épaules, appréciaient-elles que ces dernières soient carrées et fortes ? pour quelle raison aimais-je tant que ses mains à lui me serrent trop fort, trop fort et pourtant pas assez pour me rassasier ?
Questions idiotes. La réponse était simple- je m'étais menti à moi-même.
Jacob avait raison. Depuis le début. Il était plus que mon, ami. Voilà pourquoi il m'était impossible de lui dire au revoir. Je l'aimais aussi. Je l'aimais d'amour. Je l'aimais plus qu'il n'aurait fallu, mais d'un amour hélas insuffisant pour changer quoi que ce soit, juste assez puissant pour nous blesser tous deux. Pour le blesser comme jamais.
Seule sa souffrance m'importait, cependant. Moi, je méritais d'avoir mal. J'espérais même que j'aurais très mal. Nous ne faisions plus qu'un. Sa douleur avait toujours été et serait toujours la mienne ; à présent, son bonheur était le mien aussi. J'étais heureuse, bien que son contentement fût teinté d'un chagrin presque tangible, qui m'irradiait la peu comme de l'acide, lente torture.
Alors je sentis mon c½ur se fissurer en deux parts inégales, la plus petite s'arrachant à l'autre en provoquant une douleur atroce.
Jacob interrompit notre baiser le premier. Ouvrant les yeux, je constatai qu'il me contemplait avec un émerveillement teinté d'exaltation.
-Je dois partir, murmura-t-il.
-Non.
Il sourit, ravi de ma réponse.
-Je ne serai pas long. Mais chaque chose en son temps...
il se pencha pour m'embrasser derechef. À quoi bon lui résister ? cette fois, ce fut différent. Ses mains se firent douces sur ma peau, et ses lèvres tendres sur les miennes, et bizarrement hésitantes. Ce fut un baiser très bref et extrêmement voluptueux. Enroulant ses bras autour de moi, il me serra contre lui avant de chuchoter à mon oreille :
-Voilà qui aurait dû être notre premier baiser. Mieux vaut tard que jamais.
Mes larmes roulèrent sur son torse, là où il ne pouvait les voir.
Oui c'est débile.. c'est ridicule même. Oui c'est le mot que je cherchais : ridicule.
Depuis la première fois que j'ai lu toute la saga de Stephenie Meyer, J'en ai été transformée, subjuguée, passionnée de ce monde. Ce monde qui fais rêver tant de filles ne serait-ce que pour Edward ou pour Jacob. En clair ; pour être Bella. Ne rêvons pas. Ces livres ne sont que le fruit de l'imagination de son incroyable auteur. Tout les garçon les plus fantastique du monde me semblent nuls, sans vie, sans rien qui m'attire. Je veux un aussi beau, un aussi talentueux , et un aussi passionné qu'Edward.
De savoir que tu peux vivre éternellement à coté du garçon pour lequel tu es prête à mourir... Si sa se n'est pas un fantasme !!
Oui, c'est ridicule. Mais de savoir que tu pourras vivre toujours... Ne pas mourir après 60 ou 80 ans.. Vivre éternellement, auprès de celui que tu aimes et qui ne te laissera jamais tomber. Tu te rend compte après avoir lu les livres, que t'es une minable. Que notre vie est nul. Ouais, moi je suis de cette avis. On a tellement d'obligation, de déception pour si peu de bonheur au final... et après avoir travailler sur toi, d'être un tout petit peu avec les gens que tu aimes, tu meurs. Ces livres me permettent d'échapper ce monde qui s'offre à nous. De vivre à Forks, avec des vampires éternelles et des loups-garou d'une beautée rare. Hé oui, je suis naïve. Mais on a jamais dit, qu'il ne fallait pas rêver. Si ?